Quitter un logement ne consiste pas seulement à rendre les clés et charger les cartons dans la voiture. Avant le déménagement, le locataire doit informer officiellement son propriétaire de son départ. C’est précisément le rôle de la lettre de préavis, aussi appelée lettre de congé.
Selon le type de location et la situation du locataire, le délai à respecter peut être d’un mois ou de trois mois. Une nuance importante, car une lettre mal rédigée, un motif oublié ou un justificatif envoyé trop tard peuvent prolonger le préavis et donc le paiement du loyer.
Pour simplifier la démarche, nous mettons à disposition un modèle gratuit de lettre de préavis logement d’un mois, à télécharger et à personnaliser. Cette page explique également comment l’adapter à une location meublée, une zone tendue ou un autre motif de préavis réduit.
Le modèle proposé sur cette page est conçu pour les locataires qui bénéficient d’un préavis d’un mois.
Il peut notamment être utilisé pour :
Le document est à compléter avec les coordonnées du locataire, celles du propriétaire ou de l’agence, l’adresse du bien, la date et, lorsque cela est nécessaire, le motif permettant de bénéficier du délai réduit.
Dans plusieurs situations, un justificatif doit être joint à la lettre dès l’envoi. L’ANIL rappelle qu’en l’absence de motif ou de pièce justificative lorsque celle-ci est exigée, le préavis d’une location vide peut rester fixé à trois mois.
Un préavis d’un mois ne s’applique pas automatiquement à tous les logements.
La règle générale est assez simple : un locataire en location meublée dispose d’un préavis d’un mois, sans avoir à fournir de motif particulier. Pour une location vide, le délai est normalement de trois mois, mais il peut être ramené à un mois dans les situations prévues par la loi.
En cas de doute, mieux vaut donc vérifier son délai avant d’envoyer la lettre. Notre guide consacré au préavis logement en 2026 détaille les règles applicables, les motifs de réduction et le calcul de la date de départ.
Voici une version directement copiable et personnalisable.
Ce modèle reste volontairement sobre. Inutile d’écrire trois pages ou de raconter dans le détail les raisons du déménagement. L’essentiel est d’identifier clairement le logement, d’exprimer sans ambiguïté la volonté de mettre fin au bail et, lorsqu’un délai réduit est demandé, d’indiquer le motif qui permet d’en bénéficier.
C’est souvent là que les choses se corsent.
Pour une location meublée, le locataire n’a pas à justifier son départ : le préavis d’un mois s’applique de plein droit. L’ANIL confirme qu’un locataire en meublé peut mettre fin au bail à tout moment avec un délai d’un mois.
Pour une location vide, en revanche, il faut distinguer plusieurs situations.
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Situation
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Formulation possible dans la lettre
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Location meublée
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« Le logement étant loué meublé, le délai de préavis applicable est d’un mois. »
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Logement en zone tendue
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« Le logement étant situé dans une commune classée en zone tendue, je bénéficie d’un délai de préavis réduit à un mois. »
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Mutation professionnelle
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« Je bénéficie d’un préavis réduit à un mois en raison de ma mutation professionnelle. »
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Perte d’emploi
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« Je bénéficie d’un préavis réduit à la suite de la perte de mon emploi. »
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Premier emploi
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« Je bénéficie d’un préavis réduit à la suite de l’obtention de mon premier emploi. »
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Nouvel emploi après perte d’emploi
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« Je bénéficie d’un préavis réduit en raison de l’obtention d’un nouvel emploi consécutif à une perte d’emploi. »
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État de santé
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« Mon état de santé justifiant un changement de domicile, je bénéficie d’un préavis réduit à un mois. »
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RSA ou AAH
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« Bénéficiaire du RSA/de l’AAH, je bénéficie du délai de préavis réduit prévu par la réglementation. »
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Attribution d’un logement social
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« L’attribution d’un logement social me permet de bénéficier d’un préavis réduit à un mois. »
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Le locataire n’a donc pas intérêt à rester vague. Une phrase comme « pour raisons personnelles, je souhaite partir dans un mois » ne permet pas forcément d’obtenir la réduction.
En pratique, le motif doit correspondre à une situation prévue par la réglementation. L’ANIL cite notamment le premier emploi, la mutation professionnelle, la perte d’emploi, le nouvel emploi consécutif à une perte d’emploi, le RSA, l’AAH, l’attribution d’un logement social, certains motifs de santé ou encore certaines situations de violences conjugales.
Tout dépend du motif invoqué.
Pour une location meublée, aucun document spécifique n’est nécessaire pour justifier le délai d’un mois.
Pour une location vide avec préavis réduit, il faut en revanche généralement transmettre une pièce permettant au bailleur de vérifier la situation.
Il peut s’agir, par exemple :
La prudence consiste à joindre le justificatif au courrier dès le départ. Une décision de la Cour de cassation rappelée par l’ANIL confirme qu’un justificatif transmis ultérieurement peut ne pas permettre au locataire de bénéficier rétroactivement du délai réduit.
Dans le cas d’une zone tendue, le courrier doit clairement mentionner que le logement se situe dans une commune concernée.
Vous ne savez pas si votre préavis est d’un ou trois mois ? Consultez notre guide complet.
Le PDF proposé sur cette page concerne surtout les situations où le délai est d’un mois. Mais un locataire soumis au délai classique de trois mois peut rédiger sa lettre très facilement.
Dans une location vide sans motif de réduction, le délai normal est de trois mois.
Voici un modèle à copier.
Avant d’utiliser cette version, il peut être intéressant de vérifier si la situation ouvre finalement droit à un mois. Une location située en zone tendue ou certains événements professionnels peuvent changer complètement la donne.
Une fois la lettre prête, il faut encore l’envoyer correctement.
Le locataire peut mettre fin au bail à tout moment. Il n’a pas besoin d’attendre sa date anniversaire ni d’obtenir l’accord du propriétaire. En revanche, il doit notifier son congé selon une forme permettant d’établir sa réception.
L’ANIL indique trois principales possibilités :
La lettre recommandée reste la solution la plus courante. Attention toutefois à un détail qui coûte parfois cher : le préavis ne commence pas à la date d’expédition.
Il débute au moment où le propriétaire reçoit effectivement le congé. Si un courrier recommandé n’est pas remis et revient à son expéditeur, l’ANIL indique que la notification n’est pas valable.
Autrement dit, un courrier posté le 2 septembre et reçu le 5 septembre fera normalement démarrer le préavis le 5.
C’est pourquoi il vaut mieux ne pas envoyer la lettre au dernier moment, surtout lorsque la date du futur déménagement est déjà arrêtée.
Un simple email n’est pas la solution à privilégier pour sécuriser un congé.
Il peut évidemment servir à prévenir l’agence ou le propriétaire qu’une lettre arrive, organiser l’état des lieux ou discuter de la date de remise des clés. En revanche, pour notifier officiellement le départ, mieux vaut utiliser l’un des moyens permettant d’établir clairement la réception.
Même constat pour un SMS ou un échange téléphonique : pratique pour communiquer, beaucoup moins solide lorsqu’un désaccord apparaît quelques semaines plus tard.
Une lettre de congé tient sur quelques lignes. Pourtant, certaines erreurs peuvent coûter plusieurs semaines de loyer supplémentaires.
C’est l’erreur la plus évidente. Le fait d’écrire « préavis d’un mois » dans le courrier ne suffit pas à créer ce droit.
Pour une location vide, il faut entrer dans l’un des cas permettant la réduction.
Lorsqu’un motif est nécessaire, il doit apparaître clairement dans la lettre.
Le propriétaire doit pouvoir comprendre pourquoi le locataire demande un mois plutôt que trois.
Mauvaise idée. Lorsqu’une pièce est nécessaire, mieux vaut l’envoyer directement avec le congé. La jurisprudence sur ce point incite clairement à la prudence.
Le délai commence à la réception du congé. Quelques jours de différence peuvent donc modifier la date de fin du bail.
Quitter physiquement le logement ne signifie pas nécessairement que le bail est terminé.
Le locataire continue normalement à payer le loyer et les charges jusqu’au terme du préavis, sauf notamment lorsqu’un nouveau locataire entre plus tôt dans les lieux avec l’accord du bailleur.
Oui. Aucune obligation n’impose de rédiger la lettre sur ordinateur.
Une lettre manuscrite convient si elle reste lisible, comporte les informations nécessaires et est transmise par un mode de notification valable. Un modèle imprimé reste simplement plus pratique pour éviter un oubli.
Non. Le locataire est libre de quitter son logement sans expliquer les raisons personnelles de son déménagement.
En revanche, le motif devient indispensable lorsqu’il demande un préavis réduit à un mois pour une location vide. Il faut alors mentionner le fondement de la réduction et fournir le justificatif approprié lorsque celui-ci est exigé.
Le propriétaire ne peut pas obliger le locataire à rester jusqu’à la fin initialement prévue du bail. Le locataire peut donner congé à tout moment.
En revanche, le bailleur peut contester le délai d’un mois s’il estime que les conditions ne sont pas réunies ou si les justificatifs manquent.
Lorsqu’une agence gère le logement pour le compte du propriétaire, la lettre peut généralement être adressée au mandataire chargé de la gestion. Il est prudent de vérifier les coordonnées figurant sur le bail ou les derniers échanges de gestion.
En cas de doute, mieux vaut demander à l’agence de confirmer par écrit qu’elle est habilitée à recevoir le congé.
Pas librement.
Une fois le congé valablement donné, le locataire ne peut pas simplement revenir dessus parce que son futur logement n’est finalement plus disponible. Il doit obtenir l’accord du propriétaire pour poursuivre la location.
Là encore, cet accord mérite d’être formalisé par écrit.
Une lettre de préavis logement n’a pas besoin d’être compliquée. Quelques informations précises suffisent : identité du locataire, adresse du logement, volonté de quitter les lieux, délai applicable et, le cas échéant, motif du préavis réduit accompagné de son justificatif.
Le point essentiel reste toutefois le calendrier. Le délai démarre à la réception du congé par le bailleur, pas au moment où le locataire commence ses cartons.
Avant d’envoyer le courrier, mieux vaut donc vérifier une dernière fois si le préavis est d’un ou de trois mois. Une fois ce point réglé, il ne reste plus qu’à personnaliser le modèle, joindre les documents nécessaires et conserver soigneusement la preuve de réception.