La vignette Crit’Air reste en vigueur en 2026. Prix officiel, obligation en ZFE, classement des véhicules, amende et démarches : tout ce qu’il faut savoir, clairement expliqué.
Depuis plusieurs années, la vignette Crit’Air s’est imposée dans le paysage automobile français. Elle est collée sur les pare-brise, elle est exigée dans certaines métropoles, et elle revient régulièrement dans l’actualité, notamment autour des débats sur la suppression des ZFE. Pourtant, beaucoup d’automobilistes s’y perdent encore : est-elle obligatoire ? combien coûte-t-elle vraiment ? est-elle gratuite ? que risque-t-on sans vignette ?
En 2026, les règles restent bien en vigueur. Et si des évolutions législatives ont été évoquées, aucune suppression générale n’a été définitivement actée à ce jour. Il est donc essentiel de faire le point, calmement, avec des informations fiables et à jour.
La vignette Crit’Air, officiellement appelée certificat qualité de l’air, est un dispositif national instauré en 2016. Son objectif est simple : classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes afin de réguler la circulation dans certaines zones sensibles.
Six catégories existent aujourd’hui :
Le classement est déterminé automatiquement à partir des données de la carte grise : norme Euro, motorisation (diesel, essence, électrique), date de première immatriculation. Rien n’est laissé au hasard.
Ce système est principalement utilisé dans deux situations :
Selon le ministère de la Transition écologique, plusieurs dizaines d’agglomérations françaises sont concernées par des dispositifs ZFE à différents niveaux d’application. Les règles locales sont publiées sur le portail officiel de l’État consacré aux certificats qualité de l’air.
Il faut bien comprendre une chose : la vignette Crit’Air n’est pas une taxe. Elle ne donne lieu à aucun abonnement ni paiement annuel. Elle constitue simplement un justificatif visuel du classement environnemental du véhicule.
Sa validité, d’ailleurs, est illimitée. Tant que le véhicule ne change pas d’immatriculation et que la vignette reste lisible, elle demeure valable. Aucun renouvellement périodique n’est prévu.
La question revient sans cesse : la vignette Crit’Air est-elle obligatoire ?
La réponse est nuancée. Non, elle n’est pas obligatoire partout en permanence. Mais oui, elle devient obligatoire dès lors qu’un véhicule circule dans une zone où elle est exigée.
Concrètement, deux cas de figure sont à distinguer :
En dehors de ces situations, aucun texte n’impose d’apposer la vignette sur le pare-brise pour circuler librement en zone non concernée. Les modalités d’application peuvent varier selon les territoires ; il est donc recommandé de consulter sa Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) pour connaître précisément les règles en vigueur localement.
En 2026, malgré les débats parlementaires autour d’une éventuelle suppression des ZFE, le dispositif reste pleinement applicable. Fin janvier 2026, le vote définitif sur un projet de loi visant à modifier le cadre des ZFE a été reporté, ce qui signifie que les règles actuelles continuent de s’appliquer. Aucune annulation nationale de la vignette Crit’Air n’a été promulguée.
Autrement dit : tant que les textes ne sont pas modifiés officiellement, l’obligation demeure dans les zones concernées.
Les rumeurs vont bon train. Certains parlent d’une vignette Crit’Air gratuite, d’autres évoquent des tarifs variables. En réalité, le montant est strictement encadré par l’État.
En 2026, le prix officiel de la vignette Crit’Air est fixé à :
3,11 € + 0,74 € d’affranchissement, soit 3,85 € par véhicule.
Ce tarif est publié sur le site officiel du gouvernement (certificat-air.gouv.fr). Il est identique pour les voitures particulières, les motos, les utilitaires ou les véhicules diesel et essence. Aucun abonnement n’est demandé. Aucun renouvellement annuel n’est exigé.
Il est important de le rappeler : la vignette Crit’Air n’est pas gratuite. En revanche, certaines collectivités peuvent proposer ponctuellement des aides locales ou des remboursements, notamment dans le cadre d’accompagnements à la transition écologique.
Attention également aux sites privés qui proposent d’effectuer la démarche pour un montant bien supérieur. La demande peut être réalisée directement auprès de l’administration, au tarif officiel de 3,85 €, sans intermédiaire.
La demande de vignette Crit’Air est aujourd’hui entièrement dématérialisée. Elle doit être effectuée sur le seul site officiel de l’État :
> https://www.certificat-air.gouv.fr
Aucune autre adresse ne constitue le portail gouvernemental.
La procédure est relativement simple. Les informations figurant sur la carte grise sont utilisées pour déterminer automatiquement le classement Crit’Air du véhicule. La norme Euro, la motorisation (diesel, essence, hybride, électrique), ainsi que la date de première immatriculation sont prises en compte.
Les étapes sont les suivantes :
En règle générale, la vignette Crit’Air est envoyée sous quelques jours. Un certificat provisoire peut être téléchargé immédiatement après la commande. Il permet, si nécessaire, de justifier la démarche en cas de contrôle.
Il convient d’être particulièrement attentif à l’adresse figurant sur la carte grise. Si celle-ci n’est pas à jour, la vignette risque d’être envoyée à l’ancien domicile.

Il arrive que des automobilistes signalent une vignette Crit’Air non reçue. Plusieurs causes peuvent expliquer la situation : erreur de saisie, adresse inexacte, problème postal ou délai prolongé.
Un service de suivi de commande est accessible sur le site officiel. Il permet de vérifier l’état d’avancement de la demande à l’aide du numéro d’immatriculation et de l’email utilisé lors du paiement.
En cas de difficulté persistante, un formulaire de contact administratif est mis à disposition directement par le service en charge des certificats qualité de l’air.
Il est important de conserver le justificatif de commande. Celui-ci peut être demandé en cas de contrôle, notamment si la vignette est en cours d’acheminement.
Circuler dans une zone où la vignette est obligatoire sans l’avoir apposée peut entraîner une sanction.
Le montant de l’amende vignette Crit’Air est fixé à :
L’infraction peut également être constatée si la catégorie du véhicule n’est pas autorisée dans la zone concernée, même si la vignette est bien collée.
Il ne s’agit donc pas seulement d’avoir une vignette, mais d’avoir la bonne catégorie au regard du classement Crit’Air applicable dans la ZFE.
Le dispositif concerne la quasi-totalité du parc roulant.
En 2025, selon les données du ministère de la Transition écologique, plus de 25 millions de certificats qualité de l’air avaient été délivrés depuis la mise en place du dispositif. Ce chiffre illustre l’ampleur nationale du système.
Le sujet a été largement débattu ces derniers mois. Certains parlementaires ont proposé une suppression ou un assouplissement des ZFE, invoquant des difficultés sociales et économiques.
Toutefois, à ce jour, aucune loi n’a abrogé le dispositif. Des discussions ont été engagées et des ajustements sont envisagés, mais le cadre réglementaire actuel reste en vigueur.
Autrement dit, la vignette Crit’Air en France demeure un élément central de la politique de lutte contre la pollution atmosphérique.