ALD : arrêt maladie, salaire et indemnités journalières

Actualité publiée le 29/04/2026 à 09h05 - Rédigé par Adrien B.
Temps de lecture : 5 minutes
Arrêt de travail, indemnités journalières, maintien de salaire, reprise progressive… Cet article fait le point sur les droits et les revenus possibles en cas d’affection longue durée.

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ALD : arrêt maladie, salaire et indemnités journalières

Lorsqu’une maladie s’installe dans la durée, une question finit presque toujours par surgir : que se passe-t-il si un arrêt de travail devient nécessaire ? Derrière cette interrogation se cachent en réalité plusieurs sujets sensibles : le salaire en affection longue durée, le versement des indemnités journalières, la durée maximale d’indemnisation ou encore la possibilité de reprendre une activité professionnelle par la suite.

Il faut d’abord rappeler une chose essentielle : être reconnu en affection longue durée (ALD) n’entraîne pas automatiquement un arrêt maladie. Une personne peut parfaitement être en ALD tout en continuant à travailler normalement. En revanche, lorsque l’état de santé se dégrade ou que le traitement devient trop lourd, un arrêt de travail peut être prescrit.

Cette situation concerne de nombreux Français. Selon l’Assurance maladie, plusieurs millions d’assurés sont aujourd’hui reconnus en affection longue durée, notamment pour des pathologies comme le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou certaines maladies psychiatriques. À elles seules, les ALD représentent une part majeure des dépenses de santé remboursées par l’Assurance maladie, signe du poids considérable de ces pathologies dans le quotidien des patients.
Source : Assurance Maladie – ameli.fr

Selon la situation, plusieurs mécanismes peuvent alors entrer en jeu :

  • les indemnités journalières versées par la CPAM,
  • un éventuel maintien de salaire par l’employeur,
  • la prévoyance collective,
  • le temps partiel thérapeutique lors de la reprise,
  • voire, dans certains cas, une mise en invalidité.

Le sujet est parfois complexe, d’autant qu’il existe des différences selon qu’il s’agit d’une affection longue durée 30, d’une affection longue durée non exonérante ou d’un statut particulier dans la fonction publique.

Pour mieux comprendre le fonctionnement général du dispositif, il est possible de consulter notre guide consacré aux affections longue durée 30 ainsi que notre article détaillé sur l’affection longue durée non exonérante, qui expliquent les différences de prise en charge et les droits associés.

Dans cet article, nous allons voir comment fonctionne l’arrêt maladie en affection longue durée, combien il est possible de percevoir, pendant combien de temps et quelles solutions existent pour envisager la suite plus sereinement.

 

Peut-on être en arrêt maladie en affection longue durée ?

La réponse est simple : oui, une affection longue durée peut entraîner un arrêt maladie, parfois de quelques semaines, parfois de plusieurs mois, et dans certaines situations beaucoup plus longtemps.

Tout dépend en réalité de la pathologie, de son évolution et de son impact sur la capacité à travailler.

Certaines affections longue durée peuvent rendre l’activité professionnelle temporairement impossible. C’est souvent le cas :

  • pendant des traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie),
  • lors de poussées inflammatoires importantes,
  • en cas de fatigue chronique sévère,
  • lorsque la maladie provoque des douleurs invalidantes,
  • ou lorsque l’état psychique rend la poursuite du travail difficile.

Les maladies psychiatriques de longue durée, les cancers, certaines maladies neurologiques ou encore des pathologies auto-immunes peuvent ainsi conduire à des arrêts de travail parfois prolongés.

Dans quels cas un arrêt maladie peut-il être prescrit ?

L’arrêt de travail est prescrit lorsqu’un médecin considère que l’état de santé du patient ne permet plus d’exercer son activité dans des conditions normales, ou que le travail risque d’aggraver la situation médicale.

Le médecin peut également prescrire un arrêt afin de :

  • permettre une hospitalisation,
  • faciliter une phase de traitement intensif,
  • accompagner une convalescence,
  • protéger la santé mentale du patient,
  • éviter une rechute.

Autrement dit, l’arrêt maladie en ALD ne repose pas uniquement sur la gravité théorique de la maladie, mais sur ses conséquences concrètes dans la vie quotidienne et professionnelle.

Qui décide de l’arrêt maladie ?

Dans la majorité des cas, c’est le médecin traitant qui prescrit l’arrêt de travail. Toutefois, un spécialiste hospitalier ou un autre praticien peut également le faire dans certaines situations.

Ensuite, la CPAM contrôle l’indemnisation via son service médical, notamment lorsque l’arrêt se prolonge. Le médecin conseil de l’Assurance maladie peut alors :

  • valider la poursuite de l’arrêt,
  • demander des éléments complémentaires,
  • convoquer l’assuré,
  • ou estimer qu’une reprise, même partielle, est envisageable.

Cette étape est importante, car elle conditionne le maintien des indemnités journalières.

Pour connaître les coordonnées de votre caisse d’Assurance maladie ou obtenir des renseignements sur votre dossier, il est possible de contacter directement la CPAM via les services administratifs compétents.

Quelle durée maximale d’arrêt maladie en ALD ?

C’est l’une des grandes spécificités de l’affection longue durée : la durée d’indemnisation peut être bien plus longue qu’en arrêt maladie classique.

Dans le cadre d’une ALD, les indemnités journalières peuvent être versées jusqu’à 3 ans, sous certaines conditions, sur une période de référence. Cette durée plus longue vise justement à accompagner les pathologies nécessitant des traitements lourds ou une convalescence prolongée.

Nous verrons plus loin combien touche réellement un salarié en ALD, comment se calcule le revenu pendant l’arrêt et quel rôle peut jouer le maintien de salaire.

 

Quel salaire en affection longue durée ?

Lorsqu’un arrêt de travail se prolonge, la question devient très concrète : combien va-t-on toucher ? Salaire maintenu, indemnités journalières, complément employeur, prévoyance… la réponse dépend de plusieurs paramètres, et c’est souvent là que les choses se compliquent.

Dans la plupart des cas, le revenu en affection longue durée repose sur un empilement de dispositifs :

  • la CPAM verse des indemnités journalières,
  • l’employeur peut assurer un maintien partiel ou total du salaire,
  • une prévoyance collective peut compléter,
  • certaines conventions collectives prévoient des garanties plus favorables.

Le niveau de revenu pendant un arrêt en ALD varie donc fortement d’une personne à l’autre.

Les indemnités journalières versées par la CPAM

En cas d’arrêt maladie en affection longue durée, la première source de revenu est généralement constituée par les indemnités journalières versées par l’Assurance maladie.

Le principe est simple : lorsqu’un salarié est en incapacité temporaire de travailler, la CPAM compense une partie de la perte de salaire. Ce n’est toutefois pas un maintien intégral de rémunération, sauf dispositifs complémentaires.

Le calcul des indemnités journalières en ALD repose sur le salaire journalier de base, déterminé à partir des salaires bruts perçus avant l’arrêt. L’indemnité versée correspond ensuite à une partie de cette base, dans la limite des plafonds fixés par l’Assurance maladie.

Dans les faits, le revenu peut donc baisser sensiblement si aucun complément n’est prévu par l’employeur ou par une prévoyance.

Autre point important : dans le cadre d’une affection longue durée, l’assuré bénéficie d’un régime plus protecteur sur la durée d’indemnisation. Là où un arrêt maladie classique connaît des limites plus strictes, l’ALD ouvre la possibilité d’un versement d’indemnités journalières sur une période beaucoup plus longue.

Selon l’Assurance maladie, les indemnités journalières peuvent être versées pendant une durée maximale de trois ans dans le cadre d’une ALD, sous conditions et selon la situation médicale de l’assuré.
Source :
ameli.fr

Cette règle change beaucoup de choses pour les patients confrontés à des traitements lourds ou à une maladie chronique évolutive.

Le maintien de salaire par l’employeur

Les indemnités journalières de la CPAM ne sont pas toujours la seule ressource. Dans de nombreuses situations, l’employeur peut également verser un complément de salaire.

C’est ce qu’on appelle le maintien de salaire.

Selon l’ancienneté du salarié, sa convention collective et la politique sociale de l’entreprise, ce maintien peut permettre de conserver :

  • une partie importante de la rémunération,
  • voire, dans certains cas, la quasi-totalité du salaire pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

C’est un point souvent méconnu, alors qu’il peut faire une énorme différence sur le budget d’un foyer.

Certaines conventions collectives sont particulièrement protectrices, notamment dans :

  • la banque,
  • l’assurance,
  • certaines branches industrielles,
  • la fonction publique,
  • ou encore les grandes entreprises disposant de régimes internes avantageux.

À l’inverse, dans les petites structures peu couvertes, la baisse de revenu peut être plus marquée.

Le revenu pendant un arrêt maladie en affection longue durée peut provenir de plusieurs sources. Voici comment se répartit généralement l’indemnisation.

Dispositif
Role
Conditions
CPAM
Verse des indemnites journalieres pendant l arret maladie
Sous conditions d ouverture de droits et sur prescription medicale
Employeur
Peut assurer un maintien partiel ou total du salaire
Selon anciennete, contrat de travail et convention collective
Prevoyance
Complete les revenus lors d un arret prolonge
Selon les garanties prevues dans le contrat collectif ou individuel

 

En pratique, le salaire en affection longue durée dépend souvent de la combinaison entre indemnités journalières CPAM, maintien de salaire employeur et garanties de prévoyance.

Le rôle de la prévoyance

Troisième étage de la fusée : la prévoyance.

Beaucoup de salariés bénéficient, parfois sans même le savoir, d’un contrat de prévoyance collective souscrit par leur entreprise. Ce dispositif peut venir compléter :

  • les indemnités journalières,
  • le maintien de salaire,
  • voire prendre le relais sur une longue période.

En clair, la prévoyance peut permettre de limiter fortement la perte de revenus en cas d’arrêt longue durée.

Dans certains contrats, le niveau de couverture peut atteindre 80 % à 100 % du salaire net, ce qui change évidemment la donne.

C’est pourquoi, en cas d’arrêt maladie en affection longue durée, il est vivement conseillé de vérifier :

  • sa convention collective,
  • son contrat de travail,
  • les garanties de prévoyance de son entreprise,
  • et les éventuelles assurances individuelles souscrites.

 

Combien de temps peut-on toucher des indemnités journalières en ALD ?

C’est probablement la question la plus recherchée sur Google : combien de temps peut-on rester en arrêt maladie en affection longue durée ?

La réponse est plus favorable qu’on ne l’imagine.

Dans le cadre d’une affection longue durée reconnue, les indemnités journalières peuvent être versées pendant une durée maximale de 3 ans, sur une période de référence, lorsque l’état de santé justifie un arrêt prolongé.

Cette durée spécifique existe précisément parce que certaines maladies nécessitent :

  • des traitements très longs,
  • plusieurs hospitalisations,
  • des phases de rechute,
  • une convalescence prolongée,
  • ou une incapacité temporaire durable.

C’est souvent le cas dans :

  • les cancers,
  • certaines maladies neurologiques,
  • les maladies auto-immunes sévères,
  • certaines affections psychiatriques,
  • ou des pathologies chroniques invalidantes.

Cependant, cela ne signifie pas automatiquement trois années complètes d’arrêt continu. La situation médicale est régulièrement réévaluée par le médecin traitant et par le service médical de l’Assurance maladie.

Au fil du parcours, plusieurs scénarios peuvent se dessiner :

  • une reprise normale,
  • une reprise aménagée,
  • un temps partiel thérapeutique,
  • une reconnaissance d’invalidité,
  • ou une orientation vers d’autres dispositifs de protection sociale.

L’ALD s’inscrit donc souvent dans un parcours évolutif, et non dans une logique figée.

 

Fonction publique : quelles règles en affection longue durée ?

Pour les agents publics, les règles diffèrent sensiblement du régime général. Et il faut le dire : le système est parfois plus protecteur… mais aussi nettement plus technique.

Dans la fonction publique, on ne parle pas toujours directement d’ALD au sens classique, mais plutôt de :

  • congé de maladie ordinaire (CMO),
  • congé de longue maladie (CLM),
  • congé de longue durée (CLD).

Ces dispositifs concernent justement les agents confrontés à des pathologies lourdes ou prolongées.

Le congé de longue maladie peut être accordé lorsque la maladie présente :

  • un caractère invalidant,
  • une gravité confirmée,
  • la nécessité de traitements prolongés,
  • et une incapacité à exercer normalement.

Quant au congé de longue durée, il concerne certaines pathologies bien définies, souvent lourdes, avec un régime d’indemnisation spécifique.

Selon la situation, un agent public peut bénéficier :

  • d’un maintien intégral de traitement pendant une période donnée,
  • puis d’un maintien partiel,
  • avec des modalités variables selon le statut (État, territoriale, hospitalière).

Pour beaucoup d’agents, ce régime est plus favorable que celui du secteur privé, même si les procédures administratives sont souvent plus lourdes.

ALD : arrêt maladie, salaire et indemnités journalières

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Peut-on reprendre le travail après une ALD ?

Oui, et c’est même le scénario recherché dès que l’état de santé le permet. Contrairement à une idée reçue, une affection longue durée ne signifie pas automatiquement éloignement durable du monde professionnel. Dans bien des cas, une reprise d’activité est possible, parfois progressivement, parfois avec des aménagements.

La reprise dépend évidemment de plusieurs facteurs :

  • l’évolution de la maladie,
  • les traitements encore en cours,
  • la fatigue physique ou mentale,
  • la capacité à reprendre un rythme professionnel,
  • et la nature du poste occupé.

Pour certains, la reprise est rapide. Pour d’autres, elle demande du temps, des ajustements… et souvent un accompagnement.

Le temps partiel thérapeutique

Le temps partiel thérapeutique, parfois appelé « reprise à temps partiel pour motif thérapeutique », constitue souvent une solution intermédiaire très utile.

Concrètement, il permet de reprendre le travail progressivement, tout en poursuivant des soins ou en tenant compte d’une fatigue persistante liée à la maladie.

Cela peut prendre plusieurs formes :

  • reprise à mi-temps,
  • reprise sur horaires aménagés,
  • réduction de la charge physique,
  • adaptation du poste,
  • télétravail partiel lorsque cela est possible.

Le salarié perçoit alors :

  • une rémunération versée par l’employeur pour la partie travaillée,
  • et, sous conditions, un complément versé par l’Assurance maladie.

Ce dispositif facilite souvent le retour à l’emploi sans brusquer l’organisme, ce qui limite le risque de rechute.

Selon l’Assurance maladie, le temps partiel thérapeutique constitue aujourd’hui l’un des outils majeurs de réinsertion progressive après un arrêt long.
Source : ameli.fr

La visite de reprise

Après un arrêt prolongé, une visite de reprise auprès de la médecine du travail peut être obligatoire.

Cette étape est importante, car elle permet d’évaluer :

  • la capacité à reprendre,
  • les éventuels risques,
  • les adaptations nécessaires,
  • ou, dans certains cas, l’inaptitude au poste.

Le médecin du travail peut recommander :

  • un aménagement d’horaires,
  • une adaptation ergonomique,
  • une évolution des missions,
  • une mobilité interne,
  • ou une reprise progressive.

Dans certaines situations, cette visite permet aussi d’ouvrir le dialogue sur des solutions plus durables.

Et si la reprise n’est pas possible ?

Malheureusement, certaines affections longue durée laissent des séquelles importantes ou entraînent une incapacité durable à reprendre une activité professionnelle normale.

Dans ce cas, plusieurs dispositifs peuvent être envisagés :

  • une pension d’invalidité,
  • une reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH),
  • un reclassement professionnel,
  • une retraite anticipée dans certains cas,
  • ou des aides sociales complémentaires.

C’est d’ailleurs un sujet à part entière, que nous détaillerons dans notre prochain article consacré à l’affection longue durée, la retraite et l’invalidité.

L’idée importante à retenir est simple : l’arrêt maladie en ALD n’est pas forcément une impasse professionnelle. Dans de nombreux cas, des solutions existent pour adapter la reprise ou envisager une nouvelle organisation de travail.

 

FAQ – Affection longue durée, arrêt maladie et salaire

Combien touche-t-on en affection longue durée ?

Le montant dépend de plusieurs éléments :

  • les indemnités journalières de la CPAM,
  • le maintien de salaire par l’employeur,
  • la prévoyance éventuelle,
  • la convention collective,
  • et la situation professionnelle.

Selon les cas, la perte de revenus peut être importante… ou au contraire très limitée si des garanties complémentaires existent.

Est-ce que le salaire est maintenu en ALD ?

Pas automatiquement. La CPAM verse des indemnités journalières, mais le maintien de salaire dépend :

  • de l’ancienneté,
  • de la convention collective,
  • des obligations légales de l’employeur,
  • et d’une éventuelle prévoyance.

Certaines personnes conservent une grande partie de leur rémunération, d’autres subissent une baisse plus marquée.

Peut-on rester 3 ans en arrêt maladie en ALD ?

Oui, dans certaines situations, les indemnités journalières en affection longue durée peuvent être versées jusqu’à 3 ans, sous réserve que l’état de santé justifie la poursuite de l’arrêt et que le service médical de l’Assurance maladie valide la situation.

Peut-on travailler en étant en ALD ?

Oui. Beaucoup de personnes reconnues en affection longue durée continuent à travailler normalement. L’ALD concerne la prise en charge des soins, pas une incapacité automatique à exercer une activité professionnelle.

Peut-on être licencié pendant une ALD ?

Une affection longue durée ne protège pas automatiquement contre une rupture du contrat de travail. En revanche, un licenciement ne peut pas être fondé sur la maladie elle-même. Les règles dépendent du contexte, notamment en cas d’inaptitude médicalement constatée ou de désorganisation durable de l’entreprise.

L’ALD a-t-elle un impact sur la retraite ?

Oui, potentiellement. Les périodes d’arrêt peuvent avoir des conséquences sur :

  • la validation de trimestres,
  • le montant futur de la pension,
  • une éventuelle invalidité,
  • ou un départ anticipé selon certaines situations.

Nous détaillerons ce point dans notre prochain guide consacré à l’affection longue durée, la retraite et l’invalidité.

Entre arrêt maladie, indemnités journalières, maintien de salaire et reprise progressive, l’affection longue durée soulève de nombreuses questions concrètes. Une chose est sûre : chaque situation est différente, et connaître ses droits permet souvent d’aborder cette période avec davantage de visibilité.

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